Lorsque plusieurs INFENES interviennent sur un même EPLE, les transmissions demandent une organisation rigoureuse. Elles ne sont pas une option, elles sont essentielles, afin que chacune puisse avoir accès aux mêmes informations.
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L’essentiel à retenir
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Un pilier organisationnel : organiser et hiérarchiser les informations à transmettre.
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Un pilier juridique : maitriser le cadre du secret professionnel et du secret partagé des données de santé.
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Un pilier méthodologique : adopter une rédaction efficace et factuelle.
Voici 3 conseils pour optimiser vos échanges professionnels.
1. Le pilier organisationnel
Organiser les transmissions
Les transmissions écrites sont le socle d’une bonne coordination. Elles complètent les actions inscrites dans LIEN. Quoi transmettre ? Au-delà de la clinique infirmière, pensez au relationnel, à la logistique. Par exemple : un suivi d’élève, l’organisation d’actions santé, les commandes de pharmacie, les réunions de direction ou d’équipe éducative, les documents administratifs transmis, les modifications d’emploi du temps, les PAI en cours de réalisation…
L’objectif est qu’aucune information ne se perde entre le passage de relais de deux professionnels.
Hiérarchiser les transmissions
Afin de ne pas se laisser déborder par le flux des informations, hiérarchiser les en identifiant les urgences. Utiliser un support unique pour identifier en un clin d’œil l’information.
Les auteurs de ce blog vous proposent un cahier de transmissions que nous avons conçu spécifiquement pour les infirmières scolaires. Il permet de consigner la date, l’auteur, l’objet et les suites à donner.
2. Le pilier juridique
Maîtriser le cadre du secret partagé sur les données de santé
Le secret professionnel s’impose aux INFENES (Art. R4312-4 du CSP). Il concerne toutes les informations confidentielles obtenues dans l’exercice de la profession. La maitrise du cadre du secret partagé (Art. L1110-4 du CSP) est indispensable. C’est la transmission d’informations strictement nécessaires ». Ne transmettre que ce qui est strictement nécessaire à la continuité de la prise en charge de l’élève. Informer l’élève et/ou ses responsables légaux que certaines données seront partagées avec votre collègue pour assurer son meilleur suivi.
En cas de questionnements, l’écrit reste. Les transmissions peuvent permettre de justifier une décision. Cependant, seul LIEN est reconnue par l’administration pour le suivi de la santé des élèves.
Les transmissions doivent être claires, concises. Les phrases sont simples et directes. Elles ne comportent pas de jugement de valeur, elles doivent être basées sur des faits objectifs. Une bonne structure des informations aide à la lisibilité.
Exemples : au lieu d’écrire « élève difficile » ou « élève bizarre », décrivez des faits « élève agité, refusant le dialogue ».
La qualité de l’écrit détermine la qualité de la prise en charge suivante.
Exemple d’outil : « DAR » pour Donnée (la situation), Action (ce qui a été fait), Résultat (l’état de l’élève au départ de l’infirmerie)
Les transmissions entre INFENES sont un outil essentiel pour favoriser un climat de confiance et de collaboration.
Nous avons conçu et édité un cahier de transmissions entre infirmières scolaires, précisément pour vous aider à noter et partager toutes les informations importantes. Il garantit une continuité optimale dans la transmission des informations, et évite les oublis. Vous pouvez le découvrir et l’adopter dans votre pratique quotidienne en cliquant ici.
Abréviations utilisées dans cet article CSP : code de santé publique EPLE : établissement public local d’enseignement INFENES : infirmière de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur PAI : projet d’accueil individualisé
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